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lundi 25 janvier 2016

Chronique Filmique: Danish Girl (2016)

Je suis une grande défenseuse des droits des LGBT et une grande admiratrice de Eddie Redmayne et Alicia Vikander alors je ne pouvais pas rater Danish Girl.
Nous assistons à la révélation d’Einar un jeune peintre talentueux, qui suite à un service rendu à son épouse comprend et accepte l’envie profonde qui le ronge depuis des années : l’éclosion de sa vraie nature, Lili…

Bon j’avoue au début le côté carte postale bien stylisée et une vue du port entre chaque scène m’a franchement agacée et j’ai eu du mal à rentrer dedans. Puis, dès que l’on voit le « basculement » d’Einar tout prend sens car Eddie réussis magistralement à donner vie à Lili qui n’est pas juste « Einar en fille » (raccourci fait par les anti LGBT) mais une véritable personne totalement différente de lui.

Parlons donc de la performance d’Eddie dans les deux rôles. Déjà, la perte de poids est impressionnante, il est d’une finesse incroyable ce qui le rend déjà très doux et délicat (pas un homme des cavernes quoi !). C’est un mari aimant, attentionné, très drôle qui a une réelle connexion avec son épouse Gerda mais qui semble avoir pourtant un secret. On voit dans ses yeux, sa façon de vouter les épaules qu’il y a plus qu’il ne veut bien le dire, où qu’il n’ose simplement prendre conscience. C’est d’ailleurs par les yeux que l’on voit le changement, quand il accepte de s’effacer et de laisser libre cours à Lili. Ses yeux, sa posture et sa gestuelle (incroyable !!) nous permettent de voir Lili prendre vie. C'est une femme douce, timide, attachante et têtue mais qui aime aussi s'habiller de façon élégante et prendre soin d'elle

C’est d’ailleurs quand il décide de ne plus la faire taire, et d’être pleinement et enfin elle-même, qu’elle blesse Gerda. Alicia Vikander joue à la perfection ce rôle complexe, perdu entre son envie de soutenir un mari qu’elle aime profondément et son désespoir quand elle comprend qu’il n’est finalement plus là. A travers elle, on voit les stades par lesquels les proches passent, elle comprend que ce n’est pas un alter ego féminin, ou un travestissement, mais une tout autre personne.
Et c’est à ce moment-là que j’ai commencé à pleurer. Voir la souffrance de Lili qui n’arrive pas à faire revenir Einar car elle a finalement éclos et voir celle de Gerda qui malgré tout son amour et sa force voudrait revoir réellement son époux avant de comprendre qu’il n’est plus là même quand Lili accepte de s’effacer. Einar est finalement mort au moment où il a compris qu’il était Lili au fond de lui.

Lili est le genre de personnage inspirant qui lutte pour devenir qui elle est vraiment, en se moquant des conventions et du regard des autres. Elle risque absolument tout pour vivre enfin après avoir céder le pas à Einar pendant des années. Sa sensibilité et sa douceur en font un être extrêmement touchant qui ne souhaite rien d’autre que d’être elle-même pleinement.

Cependant le personnage de Gerda n’est pas sans reste car on ne peut imaginer la souffrance qu’elle ressent. Le film se concentrant sur l’éclosion de Lili, il ne rentre pas vraiment dans la douleur de Gerda et c’est là tout le talent d’Alicia Vikander qui par son regard et son visage très expressif nous permet de voir la douleur abyssale qu’elle ressent. Car même si en tant que spectateur on ne peut que soutenir la volonté de Lili, on ne peut pas s’empêcher de la trouver parfois dure face à la souffrance de l’épouse d’Einar. Car pendant six ans cette femme a vécu un amour passionnel, vivifiant et solide avec son meilleur ami, son autre moitié, et du jour au lendemain elle doit accepter que en fait il est un homme à l’extérieur mais qu’au fond de lui il est Lili et que Lili aimera des hommes et veut porter des enfants. Gerda se retrouve seule mais à du mal à faire son deuil et à se détacher de la souffrance car son mari est toujours là d'une certaine façon finalement même s'il n'est plus Einar. C’est comme si leur amour et leur vie n’avait été qu’une mascarade .

Pourtant, elle va une nouvelle fois comprendre Lili et la soutenir dans ses choix, même si parfois la pression est trop dure. Son amour absolu pour Einar la pousse à soutenir et protéger Lili dans le douloureux parcours dans lequel elle s’engage.
Lili accepte de subir une opération novatrice consistant à l’ablation des parties mâles de son anatomie puis à la greffe d’un uterus. Et vu que nous nommes dans les années 1930 je vous laisse imaginer la douleur post opératoire. Et cela, nous donne encore une fois l’occasion de pleurer mais aussi d’être éblouit par le lien inébranlable qui unit Lili et Gerda.

Mais comme nous sommes dans les débuts des opérations de ce genre, en plein tâtonnement  concernant le corps humain, les choses se finissent mal. Et, je n’ai pu m’arrêter de pleurer devant la beauté de cette scène, de la justesse de jeu de Redmayne et Vikander.

Lili fut une pionnière, grâce à son intransigeance et à sa volonté indéfectible, la médecine a pu progresser et maintenant des hommes et des femmes peuvent enfin devenir qui ils sont réellement au fond d’eux-mêmes sans risquer la mort. Le soutient de Gerda nous prouve que l’amour véritable peut tout surmonter et que sa force n’a pas d’égal. 
Ce film est une somptueuse pépite qui au même titre que Brokeback Mountain devrait être montré aux antis LGBT pour qu’ils comprennent enfin ceux qu’ils traitent d’anormaux et d’immoraux.

Alors même si j’ai pleuré comme jamais au ciné, au point de devoir me retenir de me mettre en boule et de laisser libre cours à mon chagrin, et de pleurer encore en rédigeant cette chronique, je ne regrette rien car ce film m’a prouvé la raison de ma lutte pour l’égalité des droits et j’espère que les performances éclatantes d’Alicia et Eddie seront récompensées aux Oscars n’en déplaisent à Mr Léonardo-Dicaprio-je-choisis-mes-rôles-selon-leur-potentiel-aux-oscars.

Chronique Filmique: Suffragette (2015)

Etant une ancienne étudiante d’histoire, toujours passionnée d’ailleurs, et surtout étant une GRANDE féministe je ne pouvais passer à côté de Suffragette (2015) de Sarah Gavron. Ajoutons à cela un casting réunissant des actrices que j’aime énormément : Carey Mulligan, Helena Bonham-Carter & Anne-Marie Duff (et l'apparition de l'incroyable Meryl Streep!!) ce qui est la cerise sur le gâteau !

Nous suivons donc le personnage inventé de Maud (Carey Mulligan impeccable!) qui est l’archétype de la femme de l’époque : elle se tue littéralement à la tâche, fait des horaires absolument impossibles, doit subir les menaces de viols de son patron (qui ne furent pas toujours que des menaces malheureusement), n’a pas voix au chapitre à la maison sur n’importe quel sujet, et ne reçois aucun respect d'aucune part car elle est une femme. Mais sa rencontre avec Violet (incroyable Anne-Marie Duff) une suffragette acharnée va absolument tout changer…

Avoir utilisé un personnage inventé est pour moi une très bonne idée car cela nous permet de vraiment voir l’éventail de la condition féminine à l’époque, des raisons qui ont poussé des femmes respectables et droites à des extrémités frôlant (ou écrasant !!) parfois la ligne jaune. Maud ne voulait pas se battre mais elle le doit car elle comprend que si elle, et les autres femmes d'ailleurs, ne le font pas, personne ne le fera pour elles. Elle prend conscience de l’inégalité de la société au titre d’une prétendue faiblesse innée des femmes et que c’est un fait qu’elle ne supporte plus. Elle prend le risque de tout perdre pour que son fils grandisse dans un monde meilleur.

J’ai adoré que le film commence sur les commentaires irrespectueux des hommes de l’époque, sur l’incapacité des femmes à raisonner, sur leur faiblesse et autres sympathiques qualificatifs car cela nous permet de vraiment comprendre le besoin de ces femmes de se battre !

J’ai trouvé aussi très important que l’époux de Edith (Helena Bonham Carter) la soutienne, cela permet au film de dépeindre aussi des hommes conscients de l’inégalité ridicule de la société. De plus c’est un homme profondément aimant et respectueux de son épouse ce qui est le seul cas de tout le film. D'où l'importance de la magnifique solidarité féminine  dont nous sommes témoins pour s'en sortir dans ce monde mais également dans la lutte.
Car c’est aussi cela Suffragettes, la situation matrimoniales des femmes ,de l’épouse de Lord à la simple laveuse, elles représentent toutes la situation d’une époque où une femme doit avoir un mari pour exister puis lui obéir et le subir.
J’ai été particulièrement choquée des atrocités barbares que ces femmes subissaient car elles ont osé réclamer l’égalité de droit. Des coups donnés alors qu’elles manifestent pacifiquement aux arrestations arbitraires en passant par le traitent affreux qu’elles subissent en prison. Je suis allé voir le film juste après avoir voté pour le 2nd tour des régionales et entendre des gens dire « j’y suis pas allé j’avais la flemme » m’a rendu folle de rage après avoir vu cette lutte.
Ce film nous permet de prendre conscience de l’importance d’un droit auquel beaucoup d’entre nous ne font plus attention au point de le négliger par dégoût de la politique. Mais le vote et la politique sont indépendants, le vote blanc est une opinion, végéter sur son canapé puis se plaindre non. D'où l'importance d 'un de leur slogan:

Il nous est interdit de trahir la lutte de ses femmes, qui ont tout perdu, parfois même la VIE !!, pour que les générations futures de filles puissent grandir dans un monde plus juste.
Le film se clos sur l’ordre d’obtention du droit de vote dans le monde et cela fait réfléchir.

Leurs phrases de ralliement sont justes tellement inspirantes !

Ces femmes doivent nous servir de modèles car la lutte est loin d'être terminée.

vendredi 21 août 2015

Chronique Filmique: Persuasion (BBC-2007)

Ma dernière citation du jour m’a donnée envie de revoir ce pur bijou de la BBC.

*histoire* Anne Elliott est la fille d’un baronnet arrogant, stupide, égocentrique, narcissique qui vit tellement au-dessus de ses moyens qu’il est obligé de louer la demeure de sa famille. Le nouvel habitant est l’amiral Croft dont l’épouse est la sœur de Frédéric Wentworth : ce dernier et Anne se sont rencontrés il y a 8 ans, passionnément épris ils se sont fiancés mais Anne a rompu leur fiançailles avant l'annonce officielle sur conseil de sa marraine car le jeune homme était un capitaine de marine novice, sans fortune et sans « connexion ».  Depuis Anne est en dépression, elle a donc perdu sa joie de vivre, sa « fraîcheur » ce qui l’a rend encore plus indésirable pour sa vaine famille, son père et sa sœur aînée Elizabeth, car en plus elle est responsable, intelligente et calme (que des défauts pour eux ^^).  Elle est un tel poids pour eux, qu’au lieu de l’emmener avec eux à Bath dans la nouvelle demeure, ils l’envoient jouer les garde malade chez la plus jeune des sœurs, Mary qui est une incurable hypocondriaque mais la seule à être mariée et mère. Cette responsabilité va l’amener à recroiser Frederick car Mary habite près de la demeure ancestrale des Elliott, et à affronter la froideur et le ressentiment de son ancien amour qu’elle aime toujours profondément.

Bon comme cela va être dithyrambique commençons par les quelques défauts ^^

*Sally Hawkins qui joue Anne ne correspond pas à la description du personnage, elle a plus de caractère dans son visage que de beauté. Et en plus elle est affublé de la coiffure la plus moche que j’ai jamais vu dans une adaptation de Jane Austen ^^ Et je trouve que le fait qu’elle soit plus âgée que le personnage se ressent, je veux dire Anne n’a que 27 ans hors Sally fait bien plus vieille. Et puis alors que Anne doit physiquement changer au cours de l’histoire, plus elle lit le changement en Frederick plus elle reprend goût à la vie et plus elle reprend des couleurs, sa joie de vivre en gros et elle redevient elle-même et donc jolie. Ce qui est le seul point positif de l'adaptation de 1995 car on voit le changement physique de Anne par les joues rosies, et ses cheveux qui semblent revivre car ils sont plus lumineux et bouclent.
Comme c'est impossible de trouver des photos, j'ai fais des screencaps de mon dvd ahah
voici Anne quand elle revoit Frederick pour la 1er fois
*Critique valable pour la sœur aînée d’Anne, Elizabeth qui a l’air d’approcher de la quarantaine alors qu’elle doit avoir 29 ans et qui n’est pas vraiment jolie alors qu’elle doit être BELLE.

*Les belles-sœurs de Mary que Jane Austen qualifie de plus belles filles du comté ne le sont nullement dans l’adaptation. C’est assez présomptueux et vache de ma part mais je ne les trouve pas belles, Anne qui est censée être déprimé, ne plus être jolie, l'est pourtant bien plus qu’elles. Et les actrices sur jouent un poil l’exitation chronique des demoiselles Musgrove.
Avouez que là je ne suis pas trop dure hein? ^^
*Les costumes, en particulier les robes, le chapeau et le manteau de Anne sont un peu cheap ce qui est vraiment rare dans une adaptation BBC.

*La chute de Louisa est assez mal rendue, on n’y croit nullement.

*Dommage que la scène qui amène à la confession de Frederick par écrit soit absente car ça enlève l’élément déclencheur, on comprend pas trop d’où vient ce revirement du coup.

Voilà c’est tout ahah passons aux choses sérieuses !

*Le casting est impeccable !  Avec mention spéciale pour :
-Sally Hawkins campe l’un des personnages les plus difficile de Jane Austen à la perfection (oui même si j’ai critiqué son physique je suis à même de comprendre pourquoi elle a eu le rôle ^^). Elle joue Anne tout en retenue, en subtilité, son regard face à la caméra bien que étrange et dérangeant au départ permet de sonder les profondeurs de la souffrance que Anne doit cacher aux yeux de tous. Elle joue à merveille la gêne, la désolation que ressent Anne face à son amour mais elle arrive aussi à faire ressortir la force de caractère de Anne qui est sous-estimé voir même inconnu de tous et en particulier de Frederick.

-Rupert Penry-Jones EST Frederick !!!
Quand il revoit Anne pour la 1ère fois alors qu'il ne s'y attend pas

 Bon déjà il est très beau (dans le livre le très narcissique père de Anne qui pourtant ne trouve jamais personne à la hauteur annonce que Wentworth est un très bel homme ce qui dans sa bouche n’est pas peut dire donc !), mais il est aussi magnétique et charismatique ce qui colle aussi avec le beau capitaine qui fait tomber toutes les filles en pamoison ! 
Et surtout, il arrive à illustrer toute la souffrance que son personnage ressent ce qui est assez difficile car le livre est du point de vue de Anne, on n’a nullement accès aux pensées de Frederick. Rupert arrive à rendre toute la froideur de son personnage tout en faisant passer dans ses yeux l’indécision de Frederick (visible aussi dans sa façon de se tenir, d’abord froid et austère en présence de Anne, il finit par être confus en sa présence, il finit même par se rapprocher physiquement parlant d’elle quand il lui parle, c’est subtil mais parfait !) qui est tiraillé entre la rancune et l’amour encore plus profond qu’il éprouve pour Anne. En effet, dès sa 1er scène on comprend que malgré les 8 ans qu’il a passé à se dire qu’elle n’était rien pour lui, dès qu’il la voit il se prend ses sentiments en pleine poire.

-Mary Elliott-Musgrove, la sœur hypocondriaque encombrante devient un personnage burlesque et hilarant grâce à la très talentueuse Amand Hale. Ses mimiques, son jeux de voix et sa façon de se tenir sont une source de fou rire infini ^^

-Ajoutons Anthony Head qui campe un Walter Elliott imbu de lui-même tellement ridicule que c'est hilarant de le voir faire mais qu’il arrive pourtant à rendre assez classe (sa voix!) mais aussi un tantinet burlesque et baroque.

*c'est très important d'avoir commencé en montrant Anne perdu dans son monde, dans sa vie, elle semble juste exister mais sans plus. Elle est comme un automate qui essaye de gérer son imbécile de famille la journée et qui doit pleurer toute les larmes de son corps dans son lit la nuit.

*L'idée du journal intime est une très bonne idée qui permet de comprendre ce que ressent Anne au retour de son amour, comment elle aborde cette nouvelle vie et la nouvelle façon d'agir de Frederick.

*Les décors sont très beaux, on voyage dans l’Angleterre post-Trafalgar qui est en pleine mutation avec ces marins qui accèdent à de hautes positions grâce à leur courage sur le champ de bataille et non grâce à leur naissance.

*Le cadrage qui rend la confusion d’Anne et de Frederick palpable

*C’est une adaptation très respectueuse, comme Persuasion est le plus court des romans de Jane Austen, cela permet d’éviter les coupes intempestives malgré le format de 1h30. Toutes les scènes clés sont là, les personnages sont très bien rendus malgré mes quelques critiques.

*L’ajout de deux scènes avec Frederick et son ami Harville est une très bonne idée car cela permet de mieux le comprendre et de voir ses véritables sentiments. Le fait qu’il est apparemment tenter de séduire Louisa prend tout son sens, puis on découvre la profondeur de ses sentiments pour Anne et ce qui l’a amené à en reprendre conscience.

*La mélancolie et le désespoir qui émane de l’histoire s’efface avec la merveilleuse lettre de Frederick  et le très beau baiser qui s’ensuit !


PS : à ne pas confondre avec la précédente adaptation  de 1995 avec Ciaran Hinds qui est une horreur lol 
PS2: une chronique sur le livre arrive aussi car je l'ai relu en un aprèm ;)

lundi 17 août 2015

Chronique Filmique: Gladiator (2000) de Ridley Scott

Je viens de le revoir donc je me fends d’un billet ! :) 
et on remercie encore Allociné pour la photo ^^

Avant tout, je dois dire : j’AIIIIIIME ce film !! ^^
C’est pour moi l’un des meilleurs films de l’histoire du cinéma..Moment de groupie terminé ^^

Pour celles/ceux qui auraient vécu dans une grotte et n’aurait jamais entendu parler de Gladiator, voilà l’histoire : l’Empereur Marc Aurèle qui se meurt, décide que Rome doit redevenir une république sous l’égide de son meilleur général Maximus car il est le dernier homme honnête de Rome. Mais son fils, Commode furieux de ne pas être le futur empereur assassine son père et voyant que Maximus ne croit pas à la thèse de la mort « dans son sommeil » du viel empereur décide de le faire abattre et pour faire bonne mesure il donne l'ordre à sa Garde Prétorienne d'abattre la famille du général déchu. Ce dernier réussis à s’en sortir mais ne peut sauver sa famille, Maximus devient gladiateur pour pouvoir se venger de l’homme qui lui a tout pris.

Ca pète quand même non? ^^
Alors qu’il n’y a quasi aucune vérité historique dans ce film et que cela a le don de m’énerver en général, j’aime ce film ! Et je vais vous expliquer pourquoi ;)

Déjà le scénario, bien qu’ils jouent allégrement avec l’histoire, est solide (ce qui est rare dans les blockbuster et encore plus dans les péplums).  C’est épique, beau, puissant, réel. Et puis les dialogues sont juste waouh!

Ensuite, le merveilleux trio qui tient le film sur ses épaules est HALLUCINNANT ! 
*Russel Crowe campe un général charismatique et meurtri à la perfection,
* Joachin Phoenix en Commode détraqué et totalement flippant est juste incroyable (et pourtant quand on interpète un fou dangereux, c’est difficile de ne pas tomber dans le too much), la scène du parricide montre toute l’étendue de son talent car il arrive à nous faire pleurer sur le sort de son personnage et il en faut du talent pour ça ^^ 
* Lucillia prend vie sous les traits de la merveilleuse Connie Nielsen qui fait passer l’essence du monde par son regard. Elle est tour à tour manipulatrice et fragile, on ne sait à quoi s'attendre..

Et mention spéciale aux regrettés Richard Harris (Marc Aurèle & le SEUL Dumbledore qui compte ^^) et Oliver Reed (Proximo), leurs prestations sont somptueuses...RIP...

Ajoutons la lumière, chaude et lumineuse, digne de Rome, réchauffe chaque scène et illumine les acteurs d'une aura quasi mystique.

Les décors et les costumes, bien que parfois aventureux sont très respectueux de Rome et sont tout simplement sublimes !

Et pour finir...La merveilleuse Bande originale de Mr Hans Zimmer qui est d'une pureté incroyable, la voix de Lisa Girrard souligne la souffrance de Maximus à la perfection... Je ferais un billet uniquement sur cette BO bientôt ;)

Voilà je ne sais quoi dire d'autres, tant ce film me remue à chaque fois. Allez Force & Honneur!

mardi 4 août 2015

Chronique filmique: Jane Eyre (2011) de Cary Fukunaga

Aujourd’hui parlons de l’une des meilleures adaptations de mon livre favori.

Jane Eyre 2011 avec Mia Wasikowska & Michael Fassbender
Merci Allociné je n'ai plus la mienne sur mon ordi --"

Mia est une parfaite Jane ! Elle correspond tellement à la description : elle est petite, menue, ce n’est pas une belle fille (en particulier avec cette coiffure ^^). En plus, elle joue Jane à la perfection ! Elle apparaît fragile mais elle insuffle la force discrète et la fierté  à Jane. La seule chose qu’elle ne réussit pas à démontrer c’est la passion qui consume son personnage face à Rochester.

D’ailleurs parlons-en de ce cher Rochester. Physiquement Michael est bien trop beau pour coller avec le personnage qui est brun et pas un canon mais c’est le seul « défaut » qu’on peut lui trouver. Il EST Rochester : ténébreux, passionné, emporté, lunatique, joueur, taquin, désespéré, fort et faible. Sa voix grave et tellement classe qu’il module à volonté donne toutes les nuances qu'il faut à l’un des personnages les plus complexes de la littérature.

Restons dans les personnages :  la jeune actrice qui joue la pupille de Rochester, Adèle, est juste adorable, elle a l’âge qu’il faut contrairement à certaines autres adaptations (d’aillleurs elle parle très bien français au contraire de Mia que l’on ne comprend absolument pas ! ^^), Judi Dench campe une impeccable Mrs Fairfax : entre stupidité-dignité-gentillesse, comme le perso quoi ahah. Imogen Poots joue une détestable Blanche Ingram bien qu’elle ne soit pas assez jolie pour le rôle je trouve (c’est la beauté du coin quand même !), les sœurs Rivers (Holliday Grainger l’inoubliable Lucrezia Borgia & Tamzin Merchant l’ingénue totalement insupportable Kathryn Howard dans les Tudors) sont douces à souhait et on s'attache spontanément à elle deux même si on les voit peu. Jaime Bell ne correspond pas à la description de dieu grec de St-John Rivers (comme à chaque fois...)et il n’est pas assez…comment dire… prétentieux et donneur de morale.A part dans sa dernière scène, sinon il n'a pas la froideur qu'il faut, il apparaît plus sur la retenue dans son jeu.

La construction du film est assez originale : on commence par la fuite de Jane et ça permet aux non-lecteurs de se poser plein de questions tout en permettant de se démarquer.

Comme il s’agit d’un film l’histoire est réduite mais on n’a pas le sentiment de perdre des morceaux essentiels et pour une fois l’enfance de Jane est courte et c’est un soulagement !  (Dans la version avec Charlotte Gainsbourg cela n’en finissait pas !).

Mention spéciale à la scène de la séparation tellement intense et passionnée qu'elle file des frissons!

La lumière est superbe, on a bien l’impression d’être uniquement éclairé à la bougie comme il se doit, les costumes sont magnifiques et on ressent bien l’impression de malaise qui émane du château (totalement gothique et film d’horreur comme dans le livre !).


Bref c’est une magnifique adaptation,  vraiment respectueuse de l’œuvre originale même si à la fin comme toujours Rochester n’est pas assez « abîmé » mais il faut le quota sexyness ^^

vendredi 31 juillet 2015

Chronique Filmique: Victoria, les jeunes années d'une reine (2009)

Aujourd’hui nous allons parler de Victoria, les jeunes années d’une reine (2009)

Vu sur les conseils de l'amie m'ayant fait la pub pour Rebecca et je ne regrette pas non plus! Ce film est un bijou de beauté, de délicatesse et d'amour...

Il est finalement peu connu ce qui est dommage car c'est un film magnifique porté par un duo d'acteur absolument divin!

Emily Blunt campe une Victoria de tout juste 18 ans charmante, joyeuse, énergique et têtue qui passe d'héritière du trône surprotégée par sa mère à reine du pays le plus puissant d'Europe à l'époque.  Emily lui donne une chaleur, une humanité et une joie que l'on voit rarement dans les films sur Victoria et c'est pour cela qu'on s'attache à elle, cela permet de découvrir un nouvel aspect de Victoria: la jeune Victoria qui apprend le pouvoir et qui aime passionnément son époux. Cependant le film ne gomme pas, et c'est tant mieux, le côté caractériel et imbu d'elle-même de la jeune souveraine pour rester proche de la vérité historique. J'ai aussi beaucoup aimé qu'on nous montre Victoria perdue dans son rôle de reine, elle est en apprentissage constant tant sa mère a refusé que l'oncle de la jeune femme l'associe au pouvoir pour la familiariser avec. C'est donc un tout nouvel aspect d'elle, la voir même sous l'influence de son 1er ministre Melbourne est assez étrange tant nous avons l'image de la grand-mère de l'Europe régnant sur le monde entier via son immense empire.

Rupert Friend, lui, campe le charmant Albert de Saxe Cobourg, grand amour de la reine Victoria. Déjà, autant Emily Blunt ne ressemble pas physiquement à Victoria mais lui donne vie par son jeu, force est de constater que Rupert ressemble énormément à Albert! Il donne aussi une allure au prince par le biais de sa façon de se tenir, très droit, toujours en léger retrait, cette assurance tranquille qui en fait le contr-point idéal de son épouse. Et puis la tranquillité dont il fait preuve face à la colère de Victoria est typique de l'homme qui a partagé la vie de cette femme au caractère plus que bien trempé! De plus, il a fait l'effort d'apprendre l'allemand et de parler l'anglais avec un accent allemand ce qui donne une version réaliste du prince consort. Ce n'est d'ailleurs pas un détails anodin tant l'Angleterre de l'époque est assez anti-germanique ce qui combiné à la position difficile d'époux d'une femme régnante accentue le malaise que ressent Albert. J'ai d'ailleurs apprécié que contrairement au téléfilm ultra-réputé Victoria & Albert (2001) on nous dépeigne un amour à double sens dès le début, qu'on montre la construction lente d'un amour qui peut apparaître glauque à notre époque (ils sont cousins directs). Le film met d'ailleurs beaucoup en valeur Albert qui apparaît comme la seule personne de confiance de l'entourage de la reine, la seule personne qui l'aime pour ce qu'elle est, le seul qui essaye de faire le ménage dans l'organisation juste ahurissante d'une monarchie à l'agonie.

Les costumes sont absolument somptueux, tout comme les décors et la photographie est très lumineuse. On se plonge avec délice dans l'histoire de Victoria, et on pardonne les écarts avec l'Histoire (la fin bien que romanesque est fausse ^^).

La BO est charmante, elle accompagne bien le film mais je regrette une légère grandiloquence de certains morceaux.

Bref on passe un beau moment, et on voit une femme jeune qui a appris et aimé passionnément derrière les photographies en N&B de cette vieille femme triste et potelée.

bonus: les vrais Victoria & Albert ;)









(que je n'arrive pas à mettre à côté grrr!!!)

vendredi 24 juillet 2015

Chronique Filmique: Rebecca de A.Hitchcock (1940)

1er avis de film :) 
Une amie m’ayant dit le  plus grand bien du livre j’ai eu envie de le regarder. Brillante idée !!

Alors qu’il est tiré du chef-d’œuvre de Daphné Du Maurier et qu’il est le premier film américain du génie du suspens Alfred Hitchcock, Rebecca (1940) est très difficile à trouver (merci la diffusion TV pour la découverte!!) alors qu’il a une sacré réputation. 
D’ailleurs,  cette réputation n’est pas volée.

Aux manettes donc Hitchcock, devant la caméra la très belle Joan Fontaine (qui a la même douceur et beauté discrète que sa sœur Olivia de Havilland, l’inoubliable Melly de Autant En Emporte le Vent !) et le superbe Laurence Olivier que l’on ne présente pas ^^. Le tout rehaussé par le N&B qui sublime l’aura de mystère de Manderley et donne une classe folle au tout.

Bon au début, je l’avoue, j’ai pas mal regardé ma montre…j’ai trouvé l’introduction du film mollassone, et longuette auquel s’ajoute le problème d’un montage brutal : les scènes s’enchainent de façon abrupte sans fondue et du coup ça fait un peu amateur. Cependant, dès que Maxim arrive et courtise Miss X (on ignore son prénom) on commence à prendre du plaisir (même si le montage reste toujours un problème..).
Les acteurs sont très bien choisis : Joan a toute la candeur qu’il faut pour donner vie au personnage sans la rendre niaise et on s’attache à elle, quant à Laurence il a tout le charisme et la beauté magnétique qu’il faut pour embarquer la demoiselle et nous avec ^^
Au niveau de Manderley mention spéciale à la momie qui sert de gouvernante obsédée par l’épouse #1, Rebecca…La fameuse Rebecca qui écrase le film de sa non-présence.. Et pour Manderley lui-même, le N&B permet de souligner l'impression de froideur, d'écrasement, qui émane de cette bâtisse

Tout est dans le feutré, le psychologique, l’angoisse..On avance avec la nouvelle Mme de Winter et on sent tout le flou qui entoure la superbe, merveilleuse et splendide Rebecca qui l’étouffe de son aura par-delà sa tombe et on veut qu'elle combatte tout ça et s'impose. Mais son mari et austère, froid et changeant ne l'aide pas et elle se sent déplacé à Manderley..

On se prend au jeu et on voit des situations dangereuses et des aveux partout ^^ le film tient en haleine jusqu’à la fin et on a qu’une envie : le revoir !!!!