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vendredi 30 octobre 2015

Ma chronique: Je peux très bien me passer de toi de Marie Vareille

J’ai enfin récupéré mon exemplaire du second ouvrage de Marie Vareille, je peux désormais en faire la chronique ^^.

Dans ce tome, nous suivons deux femmes que tout oppose apparemment : Chloé est une fille sûre d’elle, qui réussit à séduire dans la soirée l’homme qu’elle voulait tandis que Constance est une jeune femme peu sûre d’elle, adorant Jane Austen, qui se pâme d’amour pour un gars qui ne sait même pas qu’elle existe.  Malgré leurs différences, et même d’ailleurs grâce à cela, elles ont construit une récente quoique très solide amitié qui les poussent à passer le pacte qui va changer leurs vies comme elles le désirent mais n’osent pas le faire.

Chloé va s’exiler loin de sa dépendance envers son ex-fiancé, et elle a interdiction de s’approcher d’un homme pour pouvoir écrire le roman qu’elle a toujours eu envie d’écrire. Quant à Constance elle va devoir coucher avec le 1er homme qu’elle croise et pour cela elle va suivre des cours de séduction sous le pseudo hilarant de Icequeen.

Voilà pour le décor :)

Une fois encore on retrouve la plume facile de Marie Vareille, son humour acéré et sa connaissance des femmes. Contrairement à son 1er ouvrage (dont j’ai fait la chronique http://ivressedelavie.blogspot.fr/2015/07/le-1er-billet-en-tant-que-tel-va-porter.html) on se retrouve dans un cadre plus « normal », sans le côté rocambolesque de Juliette (alors que c’est justement l’atout de ce tome que l’on me comprenne bien ^^) mais ici, on voit que l’auteure ne fait pas du  ressort de l’enchaînement des quiproquos suite à une rupture sa marque de fabrique. Elle prouve qu’elle est un vrai auteur car elle crée une toute nouvelle dynamique, voire deux finalement car il y a 2 personnages ici, et même si la thématique est la même que dans son 1er livre, à savoir la rupture, le célibat, l’envie de changement professionnel …., la façon de l’aborder est différente. Et il y a une gradation dans les personnages, on apprend à les connaître au fur et à mesure du livre. De plus on se retrouve avec deux héroïnes avec des fonctionnements et des réflexions diamétralement opposé ce qui permet de rire deux fois plus, en particulier devant les tribulations de Constance auquelle je me suis tout de suite identifiée en tant que romantique désespéré/désespérante et accro à cette bonne vielle Jane qui a bien pourri ma vie sentimentale (comme celle de Constance comme elle le dit si bien ^^)

Et c’est là la force de Marie Vareille, être nous. Il n’y a pas de pouvoirs particuliers, ni de quête, ni de grands personnages qui vont changer le monde. Mais nous avons 2 jeunes femmes, qui comme Juliette, vivent ce que l’on vit, pensent ce que l’on pense, et arrivent à nous faire rire avec. Et aussi réfléchir il faut bien le dire!

Sans compter les seconds rôles savoureux comme Charlotte l’amie enceinte et déjà maman qui avec son humour de femme au bord de la crise de nerfs est absolument savoureuse, Mamie Rose qui veut lire « Cinquante nuances de Grey", et Vincent l’ours cynique au cœur tout mou.

De plus, dans ce nouvel opus, on sent que l’auteur a pris confiance, cet ouvrage est plus abouti, plus mûr.

Bref, vivement le prochain ;)

Je vous recommande une nouvelle fois de faire connaissance avec cette auteure qui est aussi sympathique, drôle et douce que son écriture le laisse entendre. Laissez-vous embarquer par Marie Vareille qui dépeint notre vie avec tellement de drôlerie qu’elle nous permet de dédramatiser et d'en rire!


vendredi 28 août 2015

Ma Chronique: Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur de Harper Lee

Lire Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur c’est comme regarder Forrest Gump, au départ ça paye pas de mine mais plus on avance et plus on comprend de façon fugace qu’on en train de découvrir un monument qui va nous marquer à jamais.

*Contexte* Scout et Jem sont les enfants de Atticus Finch, l’avocat de la ville reculée de Maycomb et nous sommes en 1930. On suit leur rencontre avec le neveu de la voisine, Dill, un enfant à l’imagination débordante. Pendant les vacances d’été l’ennui pointe son nez et les enfants décident de percer le "mystère Boo Radley". Ce dernier est le fils des voisins des Finch et il vit en reclus depuis des années ce qui excite la curiosité débordante de ces enfants dont le plus grand n’a que 10 ans. On suit leur retour à l’école, et leur vie pendant 2 ans, puis un jour les gens deviennent de plus en plus irrespectueux envers les enfants Finch sans que ces derniers comprennent pourquoi jusqu’à ce qu’ils découvrent que Atticus va défendre un homme noir accusé d’avoir violé une blanche. Alabama, Etat du Sud ex-esclavagiste (officiellement du moins car les mentalités sont restées les mêmes), 1930, cette attitude passe mal.

Je l’avoue je n’aurais pas lu ce livre de moi-même, je suis plus littérature anglaise et la 4ème de couverture n’est pas emballante je trouve, mais une amie m’en a fait cadeau pour mon anniversaire en m’assurant qu’il s’agissait d’une œuvre magistrale et je l’en remercie. (Mushu <3)

Soyons honnête je n’ai pas accroché au début, déjà j’ai cru que Scout était un garçon jusqu’à que je repère un accord féminin ^^. Et puis ça parle de généraux sudistes et autres trucs très américains mais après on se prend au jeu « Boo Radley » et surtout on découvre Atticus qui est le genre de personnage qui te colle une grosse claque.
Et puis, subtilement on quitte le « simple » roman d’enfance, l’enquête sur Boo, le désamour de Scout pour l’école et le système plus que particulier d’enseignement de l’époque. On se rend compte que les gens changent, et comme Scout est notre narratrice on partage son incompréhension.
Et c’est là que l’on sent que le roman prend son sens, son tournant, Atticus est commis d’office pour défendre Tom Robinson, un noir accusé d’avoir violé la fille d’un homme alcoolique qui se sert des chèques de l’aide sociale pour boire et non pour nourrir sa marmaille plus que nombreuse. 

Atticus est le genre de personnage que l’on ne croise pas dans chaque livre, le genre qui te chamboule et te fait réfléchir sur la vie. Bien que commis d’office il se jette corps et âme dans la défense de Tom car il est l’un des rares de la ville à penser que les noirs ne sont pas inférieurs aux blancs, bien au contraire il estime même que l’on doit juger les gens à l’aune de leur attitude envers les noirs. Ces derniers malgré l’abolition de l’esclavage sont toujours dans une attitude de soumission/respect vis-à-vis des blancs et du coup Atticus estime que le blanc qui ment à un noir est un minable. Il élève ses enfants dans le respect d’eux-mêmes, des autres, il les ouvre au monde, les respectent, il fait ce qu’il peut pour en faire des gens honnêtes et droits.

Scout est un personnage attachant, parfois énervant mais toujours honnête et curieux. Finalement son regard de petite fille perdue face au monde des adultes est finalement très perçant et elle met en lumière l'énormité du monde quelle voit.

Je n’ai pas grand-chose à dire de plus, c’est le genre de livre que l’on doit lire et vivre, dont on peut difficilement parler car il est une expérience que l’on doit vivre seule. Une expérience qui nous fait réfléchir sur notre attitude face aux autres, en particulier ceux qui sont universellement dénigrés : « Est-ce que je fais ce qu’il faut, à mon niveau, pour combattre l’injustice ? Mon attitude est-elle juste, voire tout simplement suffisante ?».

Qui peut le dire sans demander un temps de réflexion? 

Ma chronique: Persuasion de Jane Austen

Chose promise ;)

Parlons donc de cette merveille qui est pour moi LE roman de Jane Austen a un tel point que je l’ai offert il y a quelques jours à une amie car je voulais en faire une janéite et je me suis dit qu’il était le meilleur livre pour le devenir.
Il commence pourtant mal, comme si Elizabeth avait repris sa parole à Darcy quoi et tel un film américain on se retrouve 8 ans plus tard. ^^ Pourtant Persuasion est bien plus que cela, bien que très court il brasse tout ce qui fait la réputation de Jane.

Je l’ai déjà dit dans la chronique filmique ou la citation du jour #7 mais je repose le contexte :Anne Elliott est la fille d’un baronnet qui vit tellement au-dessus de ses moyens qu’il est obligé de louer la demeure de sa famille. Le nouvel habitant est l’amiral Croft dont l’épouse est la sœur de Frederic Wentworth : ce dernier et Anne se sont rencontrés il y a 8 ans, passionnément épris ils se sont fiancés mais Anne a rompu leur fiançailles avant l'annonce officielle sur conseil de sa marraine car le jeune homme était un capitaine de marine novice, sans fortune et sans « connexion ».  Depuis Anne est en dépression, elle a donc perdu sa joie de vivre, sa « fraîcheur » ce qui l’a rend encore plus indésirable pour sa vaine famille, son père et sa sœur aînée Elizabeth, car en plus elle est responsable, intelligente et calme (que des défauts pour eux ^^).  A 27 ans elle est donc « une vieille fille » et sa famille ne l’estime pas, donc au lieu de l’emmener à Bath avec eux ils l’envoient jouer les garde malade chez la plus jeune des sœurs, Mary, qui est une incurable hypocondriaque mais la seule à être mariée et mère. Cette responsabilité va l’amener à recroiser Frederick car Mary habite près de la demeure ancestrale des Elliott, et à affronter la froideur et le ressentiment de son ancien amour qu’elle aime toujours profondément.

C’est mon favori car c’est finalement le plus « ouvert ». L’histoire qui a existé entre les deux protagonistes donne un ton différent à l’histoire et surtout à leur relation. Ils lisent l’un en l’autre (enfin surtout Anne puis Wentwoth quand il arrête de ruminer ^^). On a accès aux pensées de Anne de façon claire, on sait ce qu’elle ressent pour Frederick bien qu’elle le nie effrontément mais c’est tout l’art de Jane, Anne dit quelque chose en son for intérieur mais on comprend bien que c’est parfois tout l’inverse qui s'avère être vrai comme quand elle est persuadée que la première rencontre avec son ancien amour va permettre de nouvelle rencontres libérées d’une possible gêne sauf que l’on comprend bien que c’est du flanc et qu’elle est toute chamboulée. Et puis, c’est minime, mais le fait qu’elle le prénomme Frederick quand elle parle de lui, crée une connexion entre eux contrairement aux autres relations nées de la plûme de notre prêtresse où les noms de famille et autres monsieur sont de rigueur. 

Je trouve que l’ironie de Jane Austen est ici plus fine, tranchante et va droit au but. Depuis le père narcissique au possible qui favorise sa fille aînée car tel Narcisse elle représente son reflet, à la jeune Mary qui est insupportable de caprices tant elle n’a jamais su autrement capter l’attention paternelle toute tournée vers Elizabeth. En passant par les Musgrove père et mère qui se donnent des airs de sympathie bienveillante quand Anne arrive mais sont en réalité d’une certaine fatuité et d’un certain ridicule. Cela est d’ailleurs flagrant dans le traitement de leur second fils (Jane Austen lache d’ailleurs la bride à tout son mordant dans cette courte description mais qui a le don, à mon sens, d’éclairer vraiment les Musgrove),  sans parler de leurs filles qui sont je pense, une critique acerbe de Jane sur les fameux « accomplishement » qui sont finalement des talents assez surfaits quand on voit que les jeunes filles Musgrove sont finalement des coquilles vides sans grande consistances finalement, shadow and dust comme dirait l’ami Proximo ^^. 
Sans oublier Benwick sorte de Chateaubriand anglais qui aime à se complaire dans sa douleur en lisant de la poésie car il pense finalement que c’est comme ça qu’il doit agir mais qui ne peut s’empêcher d’épouser la première femme qui le met dans une position de « dominant » alors qu’il est techniquement un veuf au bord du suicide. Ici d’ailleurs, il va s’en dire que Jane critique ouvertement ceux qui font du monde le témoin de leur douleur, comme si le chagrin ne pouvait être contenu. Comme si la souffrance se mesurait à l'aune de sa visibilité.

Passons maintenant à Anne. Malgré ce que l’on pense, c’est l’un des personnages féminins les plus forts de Jane Austen. En effet, elle allait braver l’ire de son père pour se marier à 19 ans mais elle a su comprendre les arguments de sa marraine (non dénués d’intelligence quoiqu’un peu trop présomptueux finalement) mais c’est une décision qu’elle a estimé juste et en a assumer les conséquences. Et contrairement à Benwick elle a porté le deuil, littéralement, et a souffert et ce en silence pendant 8 ans, et cela c’est de la force de caractère. Tout comme le fait de refuser le pourtant bien né Charles Musgrove, que sa marraine affectionne, car elle refuse un mariage sans amour et donc sans Wentworth, et ce même si elle doit finir vieille fille. L'identification est encore plus frappante qu'avec les autres héroïnes grâce à sa réserve et son sérieux, enfin en ce qui me concerne ^^. Quand le roman commence Anne a grandi et se permet d’analyser froidement son attitude d’il y a 8 ans et c’est là que l’on comprend que c’est une femme car elle est capable de faire le tri dans ses décisions, sans pour autant les regretter ni avec amertume, mais en tirant les conclusions qui la feront avancer. De fait, quand le roman commence elle est finalement plus adulte que Frederick car elle est libérée de toute rancœur ou colère, elle a accepté ce qu’il s’est passé et veut maintenant avancer en bonne intelligence avec Frederick même si cela lui arrache le cœur de le voir s’attacher à une autre.

Parlons-en d’ailleurs du beau capitaine. Déjà dès le début on connait son prénom ^^ (on ne rigole pas!! que celle qui est capable de dire le prénom de Darcy sans google lève la main ahah) et ca le rend plus humain. Je pense que c’est finalement ce qui fait de Wentwoth ce qu’il est : c’est pour moi le plus humain des héros austeniens. Je m’explique. Déjà ce n'est pas un "héritier", ce qu'il possède il a combattu pour l'avoir, c'est le récompense de sa bravoure au combat, son argent il s'est littéralement battu pour l'obtenir. En clair c'est un homme, un vrai. Il a affronté la mort, il a dû en être témoin, mais il continue le combat. Il est valeureux et couragueux. Mais ce gars a aussi trouvé son grand amour mais elle l’a planté sur conseil de sa marraine. Mettons-nous à sa place, son cœur est carrément passé à la moulinette d’une et de deux, la femme que lui aime de toute son âme fait passer les conseils de sa seconde mère avant lui : niveau confiance en soi il a du toucher le fond! Il est donc reparti en mer, et coup de bol, les Français se sont pris de grosses déculottées à l’époque (merci Napoléon !), il est donc adulé par ses hommes, respecté par sa hiérarchie et en plus riche (l’un de ses défauts selon lady Russel). Autrement dit dans un film américain se serait le roi du bahut ^^. Donc quand il revient, et qu’il sait qu’il va voir Anne il en fait des tonnes : il montre bien qu’il a réussi, fait état de ses victoires, de sa prodigieuse carrière, en gros il veut lui montrer à quel point elle a eu tort. Il est amer, froid, blessant et tout cela se voit dans son attitude envers Louisa Musgrove. Il la laisse jouer avec lui sans la repousser car il veut blesser Anne, lui prouver qu’il est un homme désirable et peut avoir une jeune et belle épouse. Il arrive même à la convaincre…au début du moins. Car si le lecteur décèle une attitude factice chez Frederick on en a vraiment la preuve, et Anne aussi, après la longue marche qui les amène vers un cousin des Musgrove. Bien qu’il n’en ait pas fait montre, il a observé Anne et s'est rendu compte de son extrême fatigue et il oblige donc sa sœur à la prendre dans son cabriolet puis il force Anne à monter dedans. Il l'a touche même et à cette époque un contact physique n'est pas anodin ni sans portée. Bien qu’il le nie, il ne peut s’empêcher de faire attention à elle, de prendre soin d’elle. Son attitude avec Louisa est révélatrice, il joue pour blesser Anne et se venger en quelque sorte, ce qui explique son extrême désarroi après la chute de la jeune femme car il se sent coupable d’avoir attisé cette flamme par rancœur alors que tout cela a mise en danger la jeune femme. Puis la jalousie qu’il a voulu susciter se retourne contre lui quand il se rend compte qu’un homme regarde Anne avec admiration, on le sent bouillonner à travers les lignes. En côtoyant Anne, en l’observant secrètement il finit même par la comprendre, et accepter les raisons de sa rétractation, à comprendre plainement la force de son caractère. Et puis surtout, même s’il a tout fait pour la haïr, on voit bien que dès qu’il la revoit il se reprend ses sentiments en plein dans la tête mais il est fier et blessé alors il se cache derrière ce masque de capitaine auréolé de gloire jusqu’à ce qu’il entende la douleur de Anne et découvre la réelle souffrance qu’elle cache elle aussi derrière son masque de jeune femme sérieuse et responsable, il comprend que sa passion et sa souffrance n’ont d’égales que les siennes. Alors pour une fois, Jane nous donne à voir une déclaration d’amour, une vraie, une magnifique, une poignante déclaration d’amour, tellement humaine et vraie, à la hauteur de ce personnage tellement humain qu’est Frederick Wentworth.

Qu’ajouter d’autre ?

En parsemant son ouvrage de multiples formes de couples, Jane nous explique que l’Amour Vrai et Durable ne peut prendre forme qu’entre deux personnes honnêtes & vraies envers elles-mêmes mais surtout entre elles.  Que l’attachement, l’amour, la souffrance, ne se juge pas à sa mise en scène mais à sa profondeur.


Voilà j’espère ne pas en avoir trop dit mais je pourrais en parler pendant des heures :)

dimanche 2 août 2015

Ma chronique: Nord & Sud de Elizabeth Gaskell

Une petite déception que voilà.


J'ai découvert cette oeuvre grâce à la mini série avec le très beau Richard Armitage (photo en bas pour les curieux ^^).
Bref mis à part la plastique avantageuse de Richard, j'ai adoré la série et j'avais donc hâte de découvrir l'oeuvre de base.

Quelle déception! Je l'ai lu il y a plus d'un an, mais je n'en garde vraiment pas un bon souvenir. 

Contexte: Margaret une jeune femme, doit quitter sa chère campagne du Sud pour une ville industrielle du Nord car son père, pasteur a eu un ridicule problème de conscience. Elle y découvre la vie du Nord et en est effrayée. Voir les conditions de vie et de travail des ouvriers la révolte profondément et elle ne supporte pas la classe dite "de nouveaux riches" qui dirige cette nouvelle façon de vivre et en particulier l'étrange John Thornton. 

Ils ont les mêmes défauts: orgueilleux, sûr de leur raisonnement et chacun ayant des préjugés sur la patrie de l'autre.

Le livre alterne le point de vue des 2 protagonistes ce qui permet de s'attacher profondément à John, bien plus qu'à Margaret d'ailleurs, car il est profondément humain et gentil, et il aime profondément Margaret. Margaret est parfois une tête à claque insuportable de suffisance mais aussi attachante dans sa perte de repère dans cet endroit qu'elle juge hostile. 

C'est une belle façon de se plonger dans l'ère anglaise industrielle et de nous faire découvrir un monde que l'on connait peu.

Mais autant la série dégage du romantisme, du romanesque autant le livre en manque cruellement à mon sens.  Ca traîne en longueur et on a envie de frapper Margaret qui avec ses préjugés et son arrogance fait souffrir Thornton qui entre au panthéon des héros romantiques avec Darcy & Rochester. Et puis honnêtement parfois on comprend pas tout, c'est assez cérémonieux et grandiloquent et pas toujorus compréhensible.

Après, une seconde lecture serait peu-être utile car l'une de mes amie l'a adoré...

Bonus pour ceux qui ont lu jusqu'au bout ;)

jeudi 23 juillet 2015

Ma chronique: Meurtre au champagne d'Agatha Christie

Mon avis #2 va porter sur l’un des auteurs les plus prolifiques de l’histoire de la littérature ^^
Meurtre au champagne d’Agatha Christie


Ma mère étant une grande fan j’ai toujours baigné dans le bain Christie ^^ j’ai d’ailleurs vu de nombreuses adaptations ce qui me gâche parfois la lecture…Cependant il est le  1er Christie que j’ai lu et je l’ai adoré !! :)

Sa construction est assez originale dans la mesure où l’on assiste à la mort de la belle Rosemary puis à un bond de un an, ce qui est contraire à la trame originelle des ouvrages à suspens. Bref, continuons ^^, son époux décide de recréer les circonstances de sa mort pour découvrir si les lettres anonymes qu’il reçoit sont vraies et si son épouse a été la victime d’un meurtre. Malheureusement au moment fatidique de la "révélation" c’est ce dernier qui meurt à son tour…. And so it begins...

Déjà j’ai beaucoup aimé le personnage principal, Iris, qui est très attachante tant elle se bat avec force et courage malgré la douleur et la peur. Et puis, on a beaucoup de peine pour elle vu la situation qu'elle vit et surtout on en vient à craindre pour sa vie après les morts de son beau-frère et de sa sœur.
De plus, Poirot n'intervient pas dans cette histoire ce qui n’est pas plus mal car on peut réfléchir tranquillement sans ses manières ^^ j’ajoute que l’inspecteur (aka le faire valoir de Poirot dans ses enquêtes mais qui est dans cette histoire liiibre ^^) est ici le colonel Race qui est mon acolyte favori du petit Belge : il est intelligent, réactif et vif. Tout le contraire de ce mou de Hastings qui est fatiguant à force de crétinnerie ^^.

La résolution de l’énigme est progressive ce qui permet d’apprécier et savourer au contraire de nombreux ouvrages à « suspens ». Et surtout le dénouement est inattendu !!! J’avais envisagé toutes les possibilités sauf celle-là ! Mme Christie avait vraiment un esprit tordu ahah


Voilà je n’en dit pas plus par peur de vous gâcher le suspens ;)

lundi 20 juillet 2015

Ma chronique: Ma Vie, mon ex & autres calamités de Marie Vareille

Comme quoi ma manie de photographier les couvertures
de ce que je lis se révèle utile maintenant ^^


Le 1er billet en tant que tel va porter sur l'ouvrage de Marie Vareille, Ma vie, mon ex & autres calamités, paru chez france loisirs en 2015 pour la présente édition.

J'ai découvert les ouvrages de Marie Vareille, par pur hasard, au détour d'un jeu ayant pour gain son second roman. Je n'ai pas eu la chance de le gagner mais quand mon achat du semestre est arrivé chez France Loisirs j'ai fureté dans les rayons et BOOOOOM le nom de Miss Vareille m'a sauté aux yeux.

J'ai lu la 4ème de couv et ça m'a fait sourire mais sans plus, cela faisait un peu trop téléfilm de l'après-midi sur M6... mais je ne voyais rien d'autre et les critiques pour son second parlaient d'elles-mêmes... 

Alors j'ai lu les premières lignes et j'ai été embarquée par l'humour de cette jeune auteure.

Ce livre est une pure bulle de bonheur, de joie et d'espoir...

Marie Vareille arrive à donner un cadre de normalité à ses histoires et ses personnages, donc on ne peut que s'identifier, elle crée des situations abracadabrantes mais toujours réelles qui ne peuvent que nous toucher et nous faire hurler de rire (même dans un bus blindé ^^). On est emporté malgré soi dans son histoire et on s'implique à fond!

Je ne suis pas une grande lectrice de "chick-lit" car je n'y connais pour ainsi dire rien, mais le roman de Miss Vareille m'a donné envie d'en lire plus!

J'aurais aimé vous mettre une citation mais je n'ai pas mon livre (j'essaye de contaminer mes amies ^^) mais ce n'est que partie remise!!


De plus, je l'ai rencontré pour une séance de dédicace et c'est une personne douce, humble et très chaleureuse donc il ne faut pas hésiter :) 

ps en attendant vous pouvez jeter un coup d'oeil sur sa page
http://marievareille.com/